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Sortez du lot : CASPer aide les candidats et les équipes d’admission

Vous avez donc décidé de faire une demande pour un programme académique, et toutes les exigences ont l’air plutôt standards, à part qu’on vous demande de passer “CASPer”, un test de jugement situationnel destiné à évaluer vos caractéristiques personnelles et professionnelles. Est-ce que c’est encore une de ces longues étapes à compléter, ou bien est-ce que CASPer pourrait vraiment augmenter vos chances d’être accepté(e) ?

Pour répondre à cette question, mettez-vous à la place des équipes d’admission, qui se plongent dans chacune des demandes qu’elles reçoivent. Avec pour mission de sélectionner les meilleurs parmi un bassin, souvent grand, de candidats qualifiés, le personnel d’admission est toujours à la recherche d’outils qui leur permet d’avoir une meilleure idée de qui sont les “meilleurs” et de prédire correctement la performance future des candidats. Comment être certain de ne pas passer à côté d’excellents candidats ?

La méthode traditionnelle : l’évaluation basée sur les compétences académiques

Il existe depuis longtemps toute une série d’outils qui prédisent la capacité d’un candidat à accomplir des tâches cognitives. La moyenne pondérée cumulative (MPC) et les examens normalisés tels que le SAT, le GMAT, le LSAT et le MCAT sont conçus pour évaluer si un candidat à un programme réussira à comprendre, retenir et mettre en application le contenu académique. La quasi-totalité des équipes d’admission utilise ces outils et leur fait confiance, puisqu’ils sont fiables (les résultats d’un même candidat à plusieurs examens sont relativement stables), et qu’ils ont une certaine valeur prédictive (les résultats sont en corrélation avec la performance future du candidat).

Mais qu’en est-il des compétences personnelles ?

De nombreuses équipes d’admissions sont intéressées par les autres facettes des candidats, au-delà de leurs connaissances académiques. Elles savent que les meilleurs candidats n’ont pas toujours les notes les plus hautes aux examens d’aptitudes cognitives, et la recherche démontre que ce sont les compétences personnelles et professionnelles – et non pas cognitives – qui sont en cause lors de problèmes en milieux académiques et professionnels. Les caractéristiques personnelles et professionnelles reçoivent de plus en plus d’attention de la part des institutions académiques et des employeurs, qui ne sont pas seulement intéressés de savoir quelle quantité de connaissances leurs nouvelles recrues vont pouvoir mémoriser, mais surtout si elles se sauront se comporter de manière appropriée.

Les lettres de motivation, de recommandation, les curriculum vitae détaillés et les entrevues avec un comité de sélection sont souvent utilisés par les programmes académiques pour évaluer les qualités personnelles et professionnelles. Le problème avec ces outils va de soi. Les lettres de motivation sont à sens unique, et en général elles ne sont pas écrites par le candidat seulement, les lettres de recommandation sont souvent positives à l’extrême, et les entrevues peuvent très bien ou très mal se passer pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la qualité des candidats. La recherche indique clairement que ces méthodes ne prédisent pas les comportements à venir, et, de plus, elles nécessitent un investissement en temps significatif du côté du candidat et des équipes d’admission. 

Une meilleure façon d’identifier les excellents candidats

CASPer fait son entrée. Avec ses 12 sections et ses questions ouvertes, l’examen est conçu pour permettre aux candidats avec de fortes compétences personnelles (qui sont d’une haute importance, bien que difficile à enseigner) de se démarquer de ceux dont la performance s’arrête aux savoirs académiques. Il évalue avec fiabilité les caractéristiques personnelles et professionnelles telles que la communication, l’éthique et l’empathie, de manière à prédire la performance future. La conception de CASPer a débuté en 2005, et son système est affiné chaque année grâce à la recherche académique et à la rétroaction que nous recevons des institutions académiques.

Avoir à passer l’examen CASPer peut apparaître comme une étape de plus à un processus de candidature déjà épuisant, mais il est un facteur clé pour vous démarquer et pour vous assurer que les programmes vous voient pour qui vous êtes, et pas seulement pour vos connaissances. Si vous êtes un bon candidat ou une bonne candidate à tous points de vue, CASPer vous évitera d’être noyé(e) dans la masse, et améliore vos chances d’être sélectionné(e).