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Conseils pour renforcer sa résilience

Nous sommes tous confrontés à des défis dans notre vie, que ce soit des problèmes financiers, des maladies physiques ou mentales, des catastrophes naturelles, des problèmes relationnels, ou même des pertes d’emplois. Quels qu’ils soient, notre capacité à les surmonter dépend de notre niveau de résilience.

Qu’est-ce que la résilience exactement ? Amit Sood, M.D., créateur de la Mayo Clinic Resilient Mind, la compare à la force physique : « La résilience est la force fondamentale que vous utilisez pour soulever les poids de la vie, c’est votre capacité à faire face à l’adversité, à rebondir et à grandir, malgré les aléas de la vie » [traduction libre]. De nombreuses personnes se font une idée fausse en pensant qu’être résilient veut dire qu’on est tellement fort, tellement résistant qu’on n’est confronté à aucun défi. Ces personnes ne pourraient pas être plus loin de la vérité, les personnes résilientes sont quand même affectées par leurs problèmes, et ressentent de la tristesse, de la douleur ou de la peine. Être résilient signifie que vous pouvez vous remettre de ces problèmes, et grandir de ces expériences.

Examinons de plus près le concept de résilience. La résilience n’est pas une compétence qu’on développe ou qu’on utilise seulement lorsqu’on traverse des crises extrêmes. À la place elle se construit, ou se solidifie, au fur et à mesure que l’on fait face à divers éléments stressants dans notre vie de tous les jours. Un mélange de facteurs internes et externes affectent notre niveau de résilience. Chez les enfants, certains facteurs tels que les compétences cognitives, sociales et émotionnelles, des relations positives avec leur entourage, une atmosphère positive à la maison, et l’engagement scolaire favorisent le développement de la résilience.  Toutefois, même à l’âge adulte, nous sommes capables de développer les compétences et qualités nécessaires à la résilience.

Trois éléments pour bâtir sa résilience

 

Suzanne C. Kobasa, psychologue renommée, a défini trois éléments essentiels pour bâtir sa résilience :

  1. Défi : les personnes résilientes perçoivent les obstacles comme des défis qu’elles peuvent surmonter, et desquels elles peuvent tirer un apprentissage. Cette approche active face aux obstacles leur permet de les affronter de front, plutôt que de se sentir dépassé ou abattu.  Le neuroscientifique Kevin Ochsner a découvert que d’apprendre à des personnes à reconsidérer des stimulus en termes positifs lorsque leur réponse initiale était négative permettait de changer la manière dont elles vivaient et réagissaient à ces stimulus. S’entraîner à mieux réguler notre perception et nos réponses émotionnelles peut changer la manière dont nous surmontons les obstacles.
  2. Engagement : l’adage veut que ce soit dans les moments difficiles que l’ont voit si les gens ont de l’étoffe. Ce qui distingue les gens résilients des autres est leur capacité à continuer de travailler pour atteindre leurs objectifs même quand les difficultés surviennent.
  3. Contrôle : avoir un haut niveau de locus de contrôle – lorsqu’on croit que nos propres actions et comportement influencent nos conditions de vie – augmente notre résilience. Prenons l’exemple d’un individu qui viendrait de perdre son emploi. Si cet individu a un locus de contrôle interne, il est probable qu’il se mette à chercher un emploi, une formation ou des opportunités d’éducation, et qu’il réussisse. Au contraire, ceux qui ont un locus de contrôle externe sont souvent coincés dans une mentalité d’impuissance acquise, et ne croient pas qu’ils ont le pouvoir de changer leurs conditions. Modifier votre locus d’externe à interne mène à des changements positifs, à la fois en termes de bien-être psychologique et de performance de travail.

Un bel exemple de résilience

 

Une personne qui incarne la résilience est la Dre Rebecca Lee Crumpler, qui a été la première femme afro-américaine à devenir médecin aux États-Unis. Née en 1831 dans le Delaware, elle est élevée par sa tante qui passait la plupart de son temps à s’occuper des voisins malades, ce qui a probablement influencé la carrière de Rebecca. « Il peut être bon de dire ici que, après avoir été élevée par une aimable tante en Pennsylvanie, qui a toujours cherché à se rendre utile auprès des malades, j’ai conçu très tôt le goût de soulager les souffrances, et j’ai cherché toutes les occasions de le faire, » écrit-elle. En 1852, Dre Crumpler déménage à Charlestown, au Massachusetts, où elle travaille en tant qu’infirmière pendant 8 ans. Les médecins avec qui elle travaille remarquent ses compétences et ses principes éthiques exceptionnels, et l’encouragent à faire des études de médecine. Elle est acceptée au New England Female Medical College en 1860, alors que seulement 300 des 54 000 médecins aux États-Unis étaient des femmes, et toutes étaient blanches.

Ses années à l’école de médecine ne se passent pas sans heurts, et une fois devenue médecin elle doit faire face à bien des épreuves. Bien qu’elle soit aimée de ses patients, elle est méprisée par la communauté médicale qui fait preuve de discrimination contre elle. Le traitement qu’elle reçoit est décrit dans l’ouvrage Outstanding Women Doctors : « Les hommes médecins la snobent, les pharmaciens rechignent à délivrer ses ordonnances, et certaines personnes se moquent de son titre de M.D. en disant qu’il signifie “Mule Driver”. » Toutefois, Dre Crumpler dépasse ces épreuves et continue de s’occuper de ses patients. En 1883, elle publie un ouvrage intitulé A Book of Medical Discourses qui est parmi les premiers à se focaliser sur la santé des enfants et des femmes. La résilience et la ténacité dont Dre Crumpler a fait preuve en surmontant bien des obstacles, et en brisant les barrières auxquelles sa communauté faisait face grâce à sa pratique de la médecine est, à tout le moins, fantastique.

Dre Crumpler a fait face à d’innombrables défis, mais elle ne s’est jamais détournée de ses objectifs et son désir d’aider les gens, ce qui lui a certainement permis de maintenir son locus de contrôle interne.

Ressources supplémentaires

 

Voici quelques liens utiles pour vous aider à renforcer votre résilience :
Comment rebondir dignement après un échec (Medium)
La résilience, révélatrice de talents (Harvard Business Review France)
La résilience, le pouvoir de rebondir plus haut après une épreuve (TEDx Talks)

Ce blogue se veut purement éducatif, il ne consiste pas en un guide de préparation à l’examen CASPer. Pour obtenir des astuces afin de vous préparer à l’examen CASPer, veuillez consulter notre FAQ.

Photo par Alexis Brown sur Unsplash